Sortie sparidés d’octobre de Walter Sarret

Publié le vendredi 15 novembre 2019 par Stéphane Charles
  • Technique de pêche

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En automne, il est possible de faire de belles pêches de sars !

 

Membre du team Normandie Appâts, Walter Sarret aime traquer les beaux sparidés (sars, daurades royales, etc.) durant l’automne car durant cette période, la taille moyenne des prises est plus élevée. Ces poissons ont en effet bien profité de la belle saison avec une nourriture abondante et ont donc pris du poids. De même, ils cherchent à faire des réserves en automne pour pourvoir supporter les rigueurs de l’hiver et ont donc une activité alimentaire plus importante durant cette saison.

 

La mer est assez formée avec des vagues et de l’écume

 

Comme à son habitude, Walter privilégie le levé de lune pour aller traquer les sparidés car son expérience lui a montré que les poissons étaient alors bien plus actifs. En cette fin octobre, la météo est très instable et il profite donc d’un temps relativement clément avec un vent modéré pour une session de quelques heures. La lune est pleine et son influence sera donc plus élevée sur les sparidés. Associé à un petit vent d’est ayant levé des vagues, les conditions semblent parfaites !

 

Le matériel surfcasting de Walter Sarret pour cette courte session

 

La lune se levant à 19.00 h, Walter s’installe vers 17.30 h sur un poste qu’il connaît bien pour sa forte densité de sars quand la mer est un peu agitée. Bien qu’il s’agisse d’une plage de sable, la présence à proximité de quelques digues ainsi que d’épis rocheux est favorable à la présence de ces sparidés appréciant ce type d’environnement.

 

Les conditions agitées sont excellentes pour la pêche du sar en surfcasting !

 

Le vent d’est 30 à 40 km/h a déjà bien formé la mer et la présence d’écume est excellente pour la pêche des sars – Walter le sait bien ! Le ciel est obscurci par des nuages d’automne mais les risques de pluie sont faibles.

 

 

La nuit tombant tôt en automne, il équipe ses cannes de tip lights à Leds. Ces derniers offrent de multiples avantages par rapport aux bâtonnets lumineux. Ils sont tout d’abord bien plus écologiques car les bâtonnets contiennent des produits chimiques toxiques pour l’environnement. Ils s’avèrent également plus économiques à l’usage car la batterie tient de nombreuses sorties. Avec quelques piles de rechange, plus de craintes de voir ce signal s’éteindre sans raison comme avec les bâtonnets lumineux. Pouvant s’installer très facilement dans un support sur le scion de la canne, ils permettent même de lancer sans avoir à les enlever. Ils sont enfin visibles à plus de 100 m et ne fatiguent pas les yeux quand on les regarde des heures durant contrairement aux bâtonnets diffusant une plus faible lumière. Walter nous confiera qu’ils sont si résistants que malgré un passage accidentel dans la machine à laver (il les avait oubliés dans une poche), ils continuent encore à marcher !

 

 

Les montages

 

Walter dispose d’un corps de ligne en 26/100 et d’un arraché conique

 

Avec la présence de vagues et de courants, Walter a opté pour un corps de ligne en nylon de 26/100 dans le moulinet – ce qui est un compromis intéressant entre résistance et distances de lancer avec ces conditions agitées. Au bout de son corps de ligne, il a utilisé un arraché conique sans nœud de type « queue de rat ». La tête de ligne fait 57/100, ce qui permet d’appuyer ses lancers avec des plombs lourds sans casser. Cet arraché passe progressivement à du 26/100 pour un passage facilité du nœud dans les anneaux. Walter a ainsi pu faire des lancers longues distances afin de trouver suffisamment de profondeur dans cette plage à faible déclivité.

 

Montage traînard bas spécial sparidés

 

Pour cette session par mer assez agitée, Walter a utilisé deux types de montages pour cibler les sparidés (sars, daurades royales, etc.). Le premier montage est un montage traînard aussi simple que fonctionnel. Le long traînard offre de multiples avantages pour la pêche des sparidés (sars, daurades royales, etc.) L’appât repose bien sur le fond et sa présentation est optimale pour ces espèces benthiques se nourrissant directement sur le fond.

 

Une des 4 daurades royales prises par Walter lors de cette session

 

Sa longueur lui apporte une grande discrétion face à ces poissons très méfiants et permet qu’ils ne ressentent pas immédiatement l’inertie du plomb – ce qui leur ferait recracher l’appât prématurément. Afin d’éviter les emmêlements, Walter a choisi d’utiliser du fluorocarbone de 33/100. En effet, il vaut toujours mieux jouer sur le diamètre du traînard en fonction des conditions que sur sa longueur face aux sparidés connus pour leur grande méfiance. Le traînard est maintenu sur le bas de ligne par un rolling encadré par des perles transparentes collées. En offrant une parfaite rotation multidirectionnelle à l’empile, l’avantage est ici d’éviter les phénomènes de vrillages et donc les emmêlements.

 

 

Le second montage utilisé par Walter est cette fois directement fait sur l’arraché conique. Il est toujours constitué d’un traînard bas mais ce dernier est cette fois-ci connecté au bas de ligne par un accessoire nommé Urfe.

 

 

Nommé également Bajo Urfe, ce connecteur d’origine espagnol offre de multiples avantages pour le pêcheur. Il suffit de l’installer directement sur son arraché – ce qui évite d’avoir à faire un montage qui prend du temps à réaliser. De même, en se passant du rolling de connexion d’un montage classique, il est possible de remonter assez haut sur l’arraché avant le lancer. Avec une bannière réduite, l’amplitude du lancer est alors plus importante et vous augmentez ainsi les distances atteintes. Walter nous a déjà expliqué tout l’intérêt de cet accessoire de connexion dans cet article : http://www.normandie-appats.com/news/cession-d-octobre-avec-walter-sarret

 

Les hameçons ronds de type chinu sont excellents pour la pêche des sparidés.

 

Pour ses deux montages, Walter utilise un hameçon rond fort de fer à palette de type « chinu » en taille 2 qui est parfait pour la pêche des sparidés. Sa forme ronde correspond bien à leur gueule et sa robustesse est indispensable face à la forte dentition de ces poissons capables d’écraser un hameçon classique. Ce modèle a également été choisi pour son excellent piquant car les sparidés ont une gueule dont le solide cartilage est difficile à percer et qui est pavée de fortes molaires.

 

 

Une session réussie !

 

Durant cette courte sortie, Walter a utilisé de gros bibis ainsi que du ver de chalut.

 

Bibis Normandie Appâts

 

Walter a employé des bibis de grande taille sur sa première canne. Cet appât très résistant est excellent pour sélectionner les sparidés !

 

 

Afin d’avoir une bouchée de taille réduite qui tienne bien à l’hameçon, Walter a choisi de couper chaque bibi en deux et, une fois enfilé sur une aiguille à vers de les enrouler avec du fil élastique à ligaturer fin. Un bibi coupé est beaucoup plus ferme et ainsi ligaturé, il s’avère très résistant – ce qui est un avantage certain quand on pêche dans les vagues. L’appât diffuse également beaucoup plus d’effluves attractifs. Cette stratégie s’avère enfin très économique, surtout quand les touches s’enchaînent rapidement.

 

Beau sar pris sur un demi bibi ligaturé par Walter

 

Les sars étant très mordeurs, cette petite bouchée offrait également l’avantage de s’installer très rapidement sur l’hameçon. Walter a ainsi pu enchaîner les prises de sars et de daurades à grande vitesse et ainsi profiter de cette forte période d’activité alimentaire.

 

Ver de chalut Normandie Appâts

 

Sar pris au ver de chalut par Walter

 

Walter a également utilisé sur sa seconde canne de petits morceaux de vers de chalut. Très iodé, cet appât lui offrait l’avantage de diffuser un jus particulièrement attractif que les sparidés repéraient sur de grandes distances dans ces eaux agitées. Très efficace dans de telles conditions, ce ver a ainsi permis à Walter de toucher de nombreux sars.

 

Les sparidés étaient très actifs comme le prouve ces 3 belles daurades !

 

Durant cette session de quelques heures, Walter a pêché 4 daurades royales de 700 à 800 g ainsi qu’une quinzaine de sars de belle taille. C’est la preuve qu’avec une bonne stratégie, de bonnes conditions et de bons appâts, il est possible de faire de belles pêches – même lors de sessions de quelques heures à peine !

 

Un des 15 sars pris lors de cette courte session par Walter

 

En pêcheur sportif respectueux de la ressource, Walter a libéré une dizaine de sars – ne gardant que les plus beaux pour une consommation familiale.