Bars mouchetés en surfcasting

Publié le mardi 12 septembre 2017 par Laureen Dudit
  • Technique de pêche

Appâts associés à cet article:

 

Joli bar moucheté pris en surfcasting par Laureen Dudit

Connaître le bar moucheté

 

Nom scientifique : dicentrarchus punctatus

Famille : moronidae

Noms communs : bar moucheté, pigate, pigaye, bar tacheté, loubine, etc.

Ressemblant au bar commun, le bar moucheté s’en distingue par une tache nette sur l’opercule, des mouchetures sur le haut du corps et une gueule orientée vers le haut. Il possède une queue et des yeux proportionnellement plus grands yeux que le bar franc. Il est également plus petit et son corps est plus élancé. Son corps est ainsi de section plus étroite latéralement. Sa taille commune est de 40 cm pour un spécimen de 7 ans et il n’atteint qu’exceptionnellement 70 cm.

 

A noter :

Lorsqu’il est juvénile, le bar commun ou « loup » peut être confondu avec le bar moucheté car sa robe peut présenter des points. On les différenciera grâce à la tache au dessus de la pointe de l’opercule et à la bouche orientée vers le haut du bar moucheté.

Cette espèce est présente de la Vendée aux plages landaises et basques. C’est ainsi un poisson très recherché en surfcasting et aux leurres en Charente et en Aquitaine. On le retrouve également en Méditerranée et sur la côte ouest de l’Afrique (côtes du Maroc à la Mauritanie)

Le régime alimentaire de ce poisson est composé de mollusques, de crustacés et de petits poissons. Il apprécie aussi particulièrement les vers. Par rapport à sa taille, le bar moucheté possède une défense très énergique. Il est ainsi bien plus combatif qu’un bar commun à poids égal.

 

Réglementation :

Selon l’arrêté du 29 janvier 2013, la taille minimale de capture du bar moucheté est de 30 cm. De même, selon l’arrêté du 17 mai 2011, chaque prise devra « faire l’objet d’un marquage » Ce marquage consiste en l’ablation de la partie inférieure de la nageoire caudale. »

 

Montage bars mouchetés

 

Le montage spécial bars mouchetés

 

J’utilise des perles flottantes car elles relèvent les appâts du fond et les maintiennent en pleine eau. C’est en effet important que ces derniers se situent dans les couches d’eau où se situent les bars mouchetés. J’aime utiliser des perles bicolores roses et phospho car le contraste de ces deux teintes en mouvement grâce aux vagues et aux courants est plus facilement repéré sur de grandes distances par les poissons. Ces modèles ont des paillettes qui réfléchissent la lumière et renvoient des reflets multidirectionnels très attractifs. C’est d’autant plus vrai lorsque les eaux sont claires comme en été. Pour les mêmes raisons, la partie phosphorescente est également très appréciable à l’aube, au crépuscule ou en pleine nuit. Ces perles ont la particularité d’être autobloquantes, c'est-à-dire que le coulissement dur les maintient en place lors du lancer et qu’elles ne tassent pas le ver. Elles peuvent néanmoins être positionnées à votre guise sur l’empile en fonction de la taille de l’appât. La présentation du ver est ainsi parfaite.

Mon montage mesure en moyenne entre 1,50 m à 2,20 m. Il est constitué de trois empiles dont l’écartement varie de 60 à 95 cm selon la profondeur du spot où je pêche et de la taille des empiles utilisées. Plus la zone est profonde et plus j’écarte les empiles. Chacune d’entre elles mesure de 55 à 90 cm de fluorocarbone en 20 à 30 / 100. Encore ici, le diamètre est choisi en fonction des conditions (vagues, courants, etc.) et de la clarté de l’eau.

 

Stratégie de pêche

 

Les bars mouchetés aiment les grandes plages de sable présentant des rouleaux de vagues

 

Sur les plages vendéennes où je pêche, nous recherchons le bar moucheté d’avril à novembre. En pleine journée, j’ai l’habitude de le pêcher en surfcasting à environ 60 / 70 m de la plage. J’utilise surtout le montage avec trois empiles hautes car j’ai remarqué que ces prédateurs sont alors actifs proches de la surface. Dès le crépuscule et durant la nuit, ma stratégie change. Les bars se rapprochant des côtes pour s’alimenter, je lance plus près (environ 30 à 40 m). De même, je change l’empile du bas pour un traînard sans perle flottante car les poissons évoluent plus bas dans la couche d’eau et il est fréquent d’avoir plus de touches sur un appât présenté sur le fond.

 

Le bar moucheté est un poisson magnifique doté d’une très bonne défense

 

Sur les plages plates, nous recherchons les zones plus calmes indiquant de plus grandes profondeurs. Ces « trous » sont particulièrement intéressants pour rechercher les bars mouchetés. Nous avons également des plages pentues possédant une brusque déclivité après les 3 ou 4 premiers rouleaux. Je lance alors mon montage dans le creux du seuil, juste après les vagues. Les prédateurs apprécient cette zone pour chasser et glaner de la nourriture. J’ai tendance à rallonger mes empiles quand il y a du courant afin de rendre l’appât plus mobile et donc plus attractif.

Pour la plombée, j’utilise différents modèles selon les conditions. J’apprécie que le plomb bouge avec le courant car ça permet de couvrir plus de terrain et les appâts ont une meilleure présentation. Lors de bonnes conditions, je prends ainsi un plomb missile ou D.C.A. Mais en présence de forts courants ou de vagues, j’utilise un plomb portugais. Ce dernier est très intéressant car il dérive lentement et racle le substrat sableux en soulevant des nuages de particules attractifs.

 

 

 

 

 

Je recherche souvent le bar moucheté avec des vers noirs (arénicoles), des demi-dures, des rags ou encore des vers tubes. Pour l’empile du haut, j’utilise surtout des demi-dures. Sur l’empile du milieu et du bas, je place de l’arénicole, du rag ou du ver tube. Lors du dernier concours que j’ai fait, j’ai ainsi sorti un bar moucheté sur l’empile du milieu qui était eschée avec un ver noir.

 

Petit bar moucheté reparti grandir après la photo

 

Le bar moucheté est vraiment un de mes poissons préférés à pêcher en surfcasting. Ce prédateur est magnifique et je le trouve d’une élégance rare. C’est également un fantastique combattant qui se défend du début à la fin contrairement au bar franc. C’est véritablement un poisson que j’adore !

 

Le bar moucheté est un des poissons préférés de Laureen

 

Présentation de Laureen Dudit

 

Je pratique le surfcasting en compétition depuis l'âge de 12 ans, aussi bien en loisir qu’en compétition. J'ai participé à de nombreux championnats de France jeunes, mais depuis 3 ans je participe au championnat de France adultes. J'ai d'ailleurs terminé vice championne de France féminine et deuxième Espoir en 2015. En 2016 j'ai participé au championnat de France lancer poids de mer où j’ai terminé 3ème féminine avec un jet à 143m (poids de 125g). Dans la même année lors d'un concours lancer poids de mer j'ai battu mon record avec un jet à 153 m.

Ayant été sélectionnée récemment dans l'équipe de France féminine de surfcasting, j’ai la chance de participer au championnat du monde qui se déroulera en Afrique du Sud en novembre 2017.

Mes zones de pêche se trouvent tout particulièrement dans le secteur de la Loire Atlantique. Une de mes pêches de prédilection est celle du bar moucheté qui arrive sur nos côtes le printemps. C’est un poisson magnifique et très combatif. J’apprécie aussi la pêche du mulet car c’est un poisson subtil et malin qui nécessite concentration et rapidité de la part du pêcheur. Le congre est également une espèce que j’aime pêcher car c’est un poisson plus difficile à prendre qu’il n’y parait sur les côtes vendéennes.

J'utilise les vers Normandie Appâts depuis que je suis rentrée dans le monde de la compétition, - comme d’ailleurs beaucoup de compétiteurs aujourd'hui ! Je suis heureuse de faire partie de la team Normandie Appâts, et j’espère vous faire partager mes connaissances ainsi que mes résultats.