Test des rattles pour la pêche des sparidés avec Marc Puig
- Sortie Pêche
- Technique de pêche
Marc Puig du team Normandie Appâts a essayé avec succès l’utilisation de rattles pour attirer les sparidés vers les appâts
Comme d’habitude, le poste de Marc Puig est parfaitement organisé !
Marc a récemment consulté un article de revue scientifique concernant les poissons (dont les sparidés) signalant qu’ils sont très sensibles aux sons. Ils peuvent ainsi localiser les plus faibles niveaux sonores jusqu’à plus de 20 m de distance. En fait, il suffit de plonger sa tête sous l’eau pour se rendre compte que la mer recèle de bruits divers. Et contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, la vitesse de propagation du son est d’ailleurs presque cinq fois plus rapide dans l’eau que dans l’air. Dans l’eau, poissons, crevettes ou crabes produisent des sonorités particulières qui, pour certaines, sont parfaitement perceptibles – même par l’oreille humaine. Les crevettes par exemple émettent des clics très clairs. En se déplaçant sur les roches, les crabes avec leurs pattes produisent un crissement caractéristique. Et il est prouvé que les poissons qui se nourrissent de ces crustacés reconnaissent parfaitement ces sons. C’est normal puisque pour se nourrir, ils sont en interaction immédiate avec leur environnement. Et c’est un véritable atout pour les sparidés que de pouvoir repérer de loin les crustacés (ex : crabes, crevettes, Bernard-l’hermite, etc.) grâce aux sons qu’ils émettent. Lors de sa dernière sortie surfcasting, le membre du team Normandie Appâts a donc décidé d’essayer un teaser très particulier sur un de ses montages : le rattle.
Montage surfcasting coulissant de Marc Puig
Marc ayant changé tous les fils de ses nombreuses bobines, il n’avait donc plus de montage déjà préparé sur ses arrachés. Sortant tardivement de son travail, il a donc fait un montage surfcasting coulissant très simple et rapide pour pêcher les sparidés en plage. D’ailleurs, il est toujours bon de changer de temps en temps de montage et de se remettre en question en effectuant des tests !
Marc a fait ce montage en quelques secondes !
L’arraché est juste passé dans l’œillet du plomb bombe. Il coulisse ainsi librement jusqu’au rolling où il vient en butée lors du lancer. Une perle amortit les chocs et évite ainsi de fragiliser le nœud de raccord. Le traînard en fluorocarbone de 2 m (voire même plus !) en 20/100 est armé avec un hameçon rond n°6 qui est assez fin de fer pour être léger tout en restant assez robuste.
À gauche, rattles en verre avec de petites billes d’acier en 2 tailles (Scratch Tackle). À droite, rattle en plastique en haut et rattle en laiton nickelé en bas (Scratch Tackle)
Mais l’originalité de ce montage est bien de disposer d’un rattle ! Il s’agit en fait d’une petite capsule contenant de petites billes en acier, en tungstène ou en verre. La paroi de cette capsule peut être aussi bien constituée de verre, de plastique que de métal. L’association de ces matériaux crée ainsi des sonorités différentes. Très utilisés par les pêcheurs aux leurres, les rattles sont communément employés à l’intérieur des leurres souples dans lesquels ils sont insérés. Beaucoup de poissons nageurs en sont d’ailleurs également équipés d’origine. Et tout tend à prouver qu’ils augmentent de façon significative les résultats en pêche. Si cela marche pour les pêches aux leurres, pourquoi cela ne fonctionnerait pas pour les pêches à l’appât ? C’est en tous cas en suivant cette logique que Marc a souhaité l’essayer sur un de ses montages surfcasting.
Comment fixer le rattle solidement sur le traînard
Le membre du team Normandie Appâts a ainsi coupé en deux un bout de gaine silicone. Enfilés sur le fil, il les a insérés en force de chaque côté du rattle. Il peut ainsi positionner à sa guise cette capsule bruiteuse sur le traînard tout en ayant un excellent maintien lors du lancer ou du combat.
Marc a mis deux cannes à l’eau – l’une sans rattle, l’autre avec
Pour cet essai, Marc a décidé d’utiliser le même montage et le même appât (Ver de sable) sur ses 2 cannes. Mais seul un de ces montages dispose d’un rattle.
Vers de sable Normandie Appâts
Lors de cette session, Marc a utilisé un de ses appâts préférés : le Ver de sable. Nommé également cordelle ou ver de digue, c’est le ver parfait pour rechercher les sparidés en surfcasting de la plage (daurades royales, marbrés, sars, etc.). Il est ultra efficace sur ces poissons ultra méfiants et c’est la raison pour laquelle on le nomme également « ver miracle ». Ces sparidés ont l’habitude d’en consommer dans cet environnement et ils sont capables de repérer ses effluves attractifs sur de grandes distances. Long et fin, ce ver très aérodynamique augmente aussi vos distances de lancer. Vous noterez enfin que le Ver de sable est un véritable aimant à marbrés !
Premier sar au Ver de sable sur le montage coulissant avec rattle
C’est la vraie première sortie de cette année 2026 pour Marc. Entre les conditions météorologiques désastreuses et son travail, il lui a en effet été très difficile de pêcher cet hiver 2026. Avec les eaux encore froides, les touches sont espacées mais Marc réussit à faire du poisson. Son premier est un sar qui a mordu sur son montage coulissant avec rattle.
Marbré au Ver de sable (zoom sur le traînard avec rattle)
Durant la nuit, Marc touche également du marbré au Ver de sable – toujours sur le montage avec rattle !
Le plus gros sar de la soirée pour Marc !
Plus tard dans la nuit, le membre du team Normandie Appâts prend son plus gros sar après en avoir libéré 4 faisant moins de 20 cm. À son plus grand étonnement, tous ces poissons ont à nouveau été pris avec le montage doté d’un rattle.
Réglementation concernant le sar :
Selon l’arrêté du 29 janvier 2013, la taille minimale de capture du sar commun (Diplodus sargus) est de 25 cm en Mer du nord, Manche, Atlantique et de 23 cm en Méditerranée. Toute prise de taille inférieure devra être relâchée dans les meilleures conditions possibles.
https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/LEGIARTI000041553508/2026-01-20
De même, selon l’arrêté du 30 décembre 2021 modifiant l’arrêté du 17 mai 2011, chaque prise devra « faire l’objet d’un marquage. Ce marquage consiste en l’ablation de la partie inférieure de la nageoire caudale. »
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000044807107?fbclid=IwAR1ntbi3fknwMKZfWzElNBRgKAOxbUcOKBWts0TV6FBnu6vxWptIiVaYYyU
Un marbré de 30 cm : le plus beau de la nuit pour Marc !
Le constat est le même pour son plus gros marbré (30 cm) pris un peu plus tard. Il en a pêché 3 autres plus petits et n’a conservé que celui-ci. Et tous ont été pris sur le montage doté d’un rattle. Étonnant quand on considère que son autre canne disposait du même montage et du même appât (Ver de sable) !
Réglementation concernant la pêche de loisir du marbré :
Selon l’arrêté du 29 janvier 2013, la taille minimale de capture du marbré (Lithognathus mormyrus) est de 20 cm en Méditerranée. Aucune réglementation en Mer du nord, Manche et en Atlantique. Vous noterez que le marbré ne fait pas partie des poissons devant être marqué par l’ablation de la partie inférieure de la nageoire caudale. Retrouvez toutes les informations disponibles sur les tailles minimales dans le cadre de la pêche maritime de loisir dans ce document officiel :
https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/LEGIARTI000041553508/2026-01-20/
Magnifique daurade pris au Ver de Sable sur le montage doté…d’un rattle en teaser !
Alors qu’il n’a toujours pris aucun poisson sur son second montage sans teaser, c’est à nouveau sur son montage qui en est doté que Marc conclue sa session avec son plus gros poisson de la nuit : une belle daurade de 45 cm !
Réglementation concernant la daurade royale :
Selon l’arrêté du 29 janvier 2013, la taille minimale de capture de la daurade royale (Sparus aurata) est de 23 cm en Mer du nord, Manche, Atlantique et Méditerranée. Toute prise de taille inférieure devra être relâchée dans les meilleures conditions possibles. https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/LEGIARTI000041553508/2026-01-20
De même, selon l’arrêté du 30 décembre 2021 modifiant l’arrêté du 17 mai 2011, chaque prise devra « faire l’objet d’un marquage. Ce marquage consiste en l’ablation de la partie inférieure de la nageoire caudale. »
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000044807107?fbclid=IwAR1ntbi3fknwMKZfWzElNBRgKAOxbUcOKBWts0TV6FBnu6vxWptIiVaYYyU
Après que les membres du team se soient concertés sur ce sujet, ils considèrent qu’il est encore trop tôt pour estimer que ces résultats sont uniquement dus au rattle. Peut-être Marc était-il sur une zone plus productive sur cette canne (une marche ou un creux) ? De plus, le rattle étant sur le traînard et donc sur le sable, il était peu exposé aux courants. Peut-être que les poissons touchant l’appât le faisaient tinter et attiraient ainsi les autres sparidés ? Un grand nombre de question se posent ! D’un commun accord, les membres du team ont donc décidé de multiplier les tests de ce type de teaser sonore lors de leurs prochaines sorties en comparaison avec une autre canne qui en serait dépourvue mais avec un appât identique. Ils envisagent même des essais sur une partie haute du montage au bout d’une courte empile afin que le rattle soit plus exposé aux courants ; il serait même possible de faire trembler la canne de temps en temps pour faire tinter les mini billes en acier ! Autant de tests terrain dont nous vous tiendrons informés dans des articles sur notre blog Normandie Appâts.


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