Reconnaître les sparidés gris
- Technique de pêche
Marbré pour Marc, daurade royale avec Walter, dorades grises pour Mathieu. Le team Normandie Appâts vous montre comment reconnaître simplement une sélection de sparidés gris couramment pêchés.
Connaître la daurade royale
Sparus aurata. Gravure du livre « Histoire naturelle des poissons de Cuvier et Valenciennes ». Biodiversity heritage library. Reproduction libre de droits.
Nom scientifique : Sparus aurata
Famille : sparidae (sparidé)
Noms communs : Daurade royale. (Daurade ou dorade : 2 orthographes !). Gueule pavée. Belle aux sourcils d’or. Les plus jeunes sujets sont souvent appelés blanquette ou soccanelles.
Magnifique daurade royale de 2,850 kg pris avec un montage coulissant doté d’un circle hook et esché avec un Ver de Chalut Normandie Appâts.
Comme tous les sparidés, la daurade royale est hermaphrodite. Tout d’abord mâle, elle devient ainsi femelle à trois ans quand sa taille fait entre 30 à 40 cm. C’est un poisson qui peut atteindre 70 cm et dépasser les 10 kg. Cette espèce peut vivre jusqu’à plus de 11 ans.
La barrette dorée entre les deux yeux permet de reconnaître facilement la daurade royale !
On reconnaît facilement la daurade royale par la barrette dorée entre les deux yeux qui lui a valu son nom (du provencal daurada ou de l’espagnol dorada signifiant doré). Elle présente aussi une tache noire allongée sur le haut de l’opercule. Sa livrée est grise argentée. Son front est très bombé. Sa gueule est pavée de rangées de molaires très robustes. Associée à sa mâchoire particulièrement puissante, elle est ainsi capable de briser des huitres !
Magnifique daurade royale prise au Bibi par Marc Puig !
La daurade royale est présente sur toutes les côtes françaises. Elle se nourrit de coquillages, d’oursins, de crabes, de crevettes et elle apprécie particulièrement les vers marins. Cette espèce migre en fonction de la température de l’eau. Ainsi, dès les beaux jours du printemps, elle se rapproche des côtes pour s’y établir en été. Aux premières baisses de température annonçant l’hiver, elle repart dans des fonds pouvant atteindre jusqu’à 150 m. Necto-benthique, la daurade vit à proximité du substrat dont elle tire sa nourriture. Elle apprécie les plages de sable mais on la trouve aussi en zones rocheuses ainsi que dans les herbiers.

- Signes distinctifs de la daurade royale :
- Barrette dorée entre les deux yeux
- Tache noire allongée sur le haut de l’opercule
- Front très bombé
Réglementation concernant la daurade royale :
Mathieu Courtin avec une magnifique daurade royale dépassant très largement la taille minimale réglementaire !
Selon l’arrêté du 29 janvier 2013, la taille minimale de capture de la daurade royale (Sparus aurata) est de 23 cm en Mer du nord, Manche, Atlantique et Méditerranée. Toute prise de taille inférieure devra être relâchée dans les meilleures conditions possibles. https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/LEGIARTI000041553508/2026-01-20
De même, selon l’arrêté du 30 décembre 2021 modifiant l’arrêté du 17 mai 2011, chaque prise devra « faire l’objet d’un marquage. Ce marquage consiste en l’ablation de la partie inférieure de la nageoire caudale. »
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000044807107?fbclid=IwAR1ntbi3fknwMKZfWzElNBRgKAOxbUcOKBWts0TV6FBnu6vxWptIiVaYYyU
Connaître la veirade
Grégaire, la veirade vit en bancs parfois très fournis – photo d’Emmanuel Laubu
Nom scientifique : Diplodus vulgaris
Famille : Sparidés (sparidae)
Noms communs : Veirade ou veïrade, sar à tête noire (ce nom lui venant de la bande noire qu’il a sur la nuque).
Il n’est pas rare de multiplier les prises de veirades !
Le sar à tête noire ou veirade présente une taille moyenne qui se situe entre 15 et 30 cm mais il peut atteindre les 45 cm. Par rapport à d’autres sparidés tels que le sar commun ou encore le sar tambour, la veirade est facilement identifiable par ses deux barres noires transversales, la première se situant derrière la tête et la seconde étant à la base de sa caudale. Sa livrée est grise argentée. Ses flancs présentent des rayures jaunes horizontales peu visibles. La tête est pointue avec une petite bouche.
Maurice avec une veirade pêchée à la Dure Normandie Appâts
Cette espèce grégaire vit en bancs importants. Elle est très commune sur nos côtes. Ce poisson vit sur les fonds rocheux jusqu’à 60 m de profondeur. Il se nourrit de vers, de petits mollusques, de crustacés, etc. Malgré sa petite taille et sa petite bouche, ce sparidé est pourtant capable de casser des coquillages ou des oursins grâce à sa puissante mâchoire pourvue de solides molaires ! Le record de France FFPS du plus gros sar à tête noire a été enregistré par M. Jean Claude Soulard avec une prise de 1.330 kg effectuée à Saint-Gilles-Croix-de-Vie. On sait néanmoins que ce poisson peut atteindre jusqu’à près d’1,5 kg.

- Signes distinctifs de la veirade :
- Livrée grise argentée
- 2 barres noires transversales
- Tête pointue et petite bouche
Réglementation concernant la pêche de loisir de la veirade :
Cette veirade a été libérée par Walter Sarret juste après la photo
Selon l’arrêté du 29 janvier 2013, la taille minimale de capture de la veirade (Diplodus vulgaris) est de 18 cm en Méditerranée (aucune réglementation en Mer du nord, Manche, Atlantique). Toute prise de taille inférieure devra être relâchée dans les meilleures conditions possibles. Vous noterez que la veirade ne fait pas partie des poissons devant être marqué par l’ablation de la partie inférieure de la nageoire caudale. Retrouvez toutes les informations disponibles sur les tailles minimales dans le cadre de la pêche maritime de loisir dans ce document officiel :
https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/LEGIARTI000041553508/2026-01-20
Connaître la dorade grise
Spondyliosoma cantharus. Gravure du livre « Histoire naturelle des poissons de Cuvier et Valenciennes ». Biodiversity heritage library. Reproduction libre de droits.
Nom scientifique : Spondyliosoma cantharus.
Famille : Sparidés (sparidae)
Noms communs : Selon les régions, la dorade grise est également nommée griset, canthe, canthère, canthare, tanude, gallet, brème de mer, etc.
Mathieu avec un doublé de très grosses dorades grises !
La dorade grise est un poisson pouvant atteindre 60 cm pour un poids maximum de 3 kg. Son front est haut et très bombé. Sa bouche est petite. Sa livrée est grise argentée avec des reflets bleutés. Les mâles sont généralement plus foncés. Hermaphrodite, ce sparidé est d’abord femelle puis devient mâle à l’âge de 7 / 8 ans. Il a un régime alimentaire très varié : céphalopodes, crustacés, gastéropodes, bivalves, petits poissons, etc. Les vers (annélides) constituent néanmoins une part importante de son alimentation et s’avèrent très efficaces sur cette espèce. En fait, le ver est une véritable friandise pour la dorade grise !
La dorade grise peut présenter une livrée très bleutée
Les plus jeunes dorades grises se rencontrent généralement près des côtes dans des fonds de moins de 20 m. Même s’il est possible de toucher de beaux spécimens du bord en surfcasting, les individus les plus âgés (et donc plus gros) apprécient des fonds plus importants. En hiver, ces dorades grises adultes vivent sur des fonds sableux ou des plateaux rocheux jusqu’à à des profondeurs pouvant atteindre les 300 m. Ce n’est qu’aux beaux jours qu’elles se rapprochent des côtes pour rester dans des fonds compris entre 20 à 50 m. C’est la raison pour laquelle la pêche des plus beaux sujets s’effectue essentiellement en bateau lors de l’été et en automne.
- Signes distinctifs de la dorade grise :
- Livrée grise argentée - bleutée
- Petite bouche
- Front très bombé et haut
Réglementation concernant la dorade grise :
Magnifique dorade grise pêchée par Mathieu Courtin
Selon l’arrêté du 29 janvier 2013, la taille minimale de capture de la dorade grise (Spondyliosoma cantharus) est de 23 cm en Mer du nord, Manche, Atlantique et Méditerranée. Toute prise de taille inférieure devra être relâchée dans les meilleures conditions possibles. Vous noterez que la dorade grise ne fait pas partie des poissons devant être marqué par l’ablation de la partie inférieure de la nageoire caudale. Retrouvez toutes les informations disponibles sur les tailles minimales dans le cadre de la pêche maritime de loisir dans ce document officiel :
https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/LEGIARTI000041553508/2026-01-20
Connaître le sar
Nom scientifique : Diplodus sargus
Famille : Sparidés (sparidae)
Noms communs : Sar commun, sargue, sargou, etc.
Walter avec un magnifique sar pris au gros Bibi Normandie Appâts !
Le sar commun est un sparidé qui peut atteindre 45 cm pour un poids maximal de 2 kg. Sa livrée est grise – argentée. Les opercules de ses ouïes sont bordés de noir. Son pédoncule caudal présente une tache noire en forme de selle. Ses flancs ont 8 à 10 bandes sombres verticales qui sont plus ou moins visibles selon le biotope où il vit ou selon l’état émotionnel du poisson (ex : elles s’assombrissent quand le poisson stresse). Vous noterez que le sar dispose à la fois de molaires et d’incisives, ce qui est rare pour un poisson.
Sar Atlantique pêché par Mathieu Courtin à l’Américain !
Le sar commun est présent sur toutes les côtes françaises (Atlantique, Manche, Mer du nord, Méditerranée). Signalons que le sar commun en Atlantique (Diplodus cadenati) est légèrement différent de son homologue en Méditerranée (7 à 9 stries verticales, nombre de molaires différent). Ce sparidé apprécie particulièrement les côtes rocheuses, les herbiers de posidonie, les digues rocheuses, etc. Il est présent près des côtes durant les beaux jours et dès les premiers froids, il se réfugie en plus grandes profondeurs pour des températures plus stables. Ce poisson carnivore se nourrit de vers, de coquillages (en particulier les moules), de crustacés (crabes, crevettes), d’oursins, etc.

- Signes distinctifs du sar :
- Livrée grise - argentée
- Opercules bordés de noir
- Tache noire sur le pédoncule
- 8 à 10 stries verticales sombre (plus ou moins visibles)
Réglementation concernant le sar :
Beau sar pris par Marc Puig au Bibi ligaturé
Selon l’arrêté du 29 janvier 2013, la taille minimale de capture du sar commun (Diplodus sargus) est de 25 cm en Mer du nord, Manche, Atlantique et de 23 cm en Méditerranée. Toute prise de taille inférieure devra être relâchée dans les meilleures conditions possibles.
https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/LEGIARTI000041553508/2026-01-20
De même, selon l’arrêté du 30 décembre 2021 modifiant l’arrêté du 17 mai 2011, chaque prise devra « faire l’objet d’un marquage. Ce marquage consiste en l’ablation de la partie inférieure de la nageoire caudale. »
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000044807107?fbclid=IwAR1ntbi3fknwMKZfWzElNBRgKAOxbUcOKBWts0TV6FBnu6vxWptIiVaYYyU
Connaître le marbré
Le marbré est facilement reconnaissable par sa tête allongée et son museau pointu !
Nom scientifique : Lithognathus mormyrus
Famille : Sparidés (sparidae)
Noms communs : Marbré, dorade marbrée, mourme, etc.
Mathieu Courtin avec un joli marbré pêché à l’Américain
Le marbré est un sparidé qui peut atteindre les 55 cm pour un poids avoisinant 1.2 kg maximum. Sa livrée est grise- argentée. Sa queue est fourchue et bien échancrée. Il est reconnaissable par ses flancs présentant une quinzaine de stries verticales sombres partant du dos et s’arrêtant au niveau du ventre. On l’identifie aussi facilement par sa tête allongée ainsi que par son museau pointu. Sa bouche est protractile pour fouiller les substrats meubles.
Magnifique marbré pêché par Walter au Ver de Sable Normandie Appâts
Le marbré est un sparidé présent en méditerranée et sur les côtes atlantiques du sud-ouest de la France. C’est surtout un poisson côtier mais on peut le rencontrer jusqu’à des profondeurs de 80 m. Grégaire, il vit en bancs. C’est une espèce qui vit sur des fonds sableux. Il a même la capacité de s’y enfouir pour se camoufler aux yeux des prédateurs. Il fouille les substrats sableux grâce à sa bouche protractile pour y trouver sa nourriture. Ainsi, il y glane de petits invertébrés tels que les vers, les crustacés, les mollusques, etc. Sachez que ces mâchoires dotées de solides molaires sont capables de broyer de beaux coquillages et même…des oursins !

- Signes distinctifs du marbré :
- Livrée grise - argentée
- Tête allongée
- Museau pointu
- Une quinzaine de stries verticales sombres
Réglementation concernant la pêche de loisir du marbré :
Cet énorme marbré pris par Marc Puig est plus que maillé !
Selon l’arrêté du 29 janvier 2013, la taille minimale de capture du marbré (Lithognathus mormyrus) est de 20 cm en Méditerranée. Aucune réglementation en Mer du nord, Manche et en Atlantique. Vous noterez que le marbré ne fait pas partie des poissons devant être marqué par l’ablation de la partie inférieure de la nageoire caudale. Retrouvez toutes les informations disponibles sur les tailles minimales dans le cadre de la pêche maritime de loisir dans ce document officiel :
https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/LEGIARTI000041553508/2026-01-20/
Retrouvez ici une sélection de vers Normandie Appâts pour pêcher ces beaux sparidés – aussi bien du bord qu’en bateau :
Vers de sable Normandie Appâts
Le Ver de sable est idéal pour les pêches ultra fines de tous les sparidés en plage (daurade royale, marbré, pageot, etc.). Doté d’une très faible section, ce long ver est très aérodynamique – ce qui optimise vos distances de lancer. Associé à ses effluves ultra attractifs, sa finesse est un avantage pour les poissons difficiles car cet appât représente une petite bouchée très appétissante qui éveille moins leur méfiance. Ce ver est idéal pour la pêche du marbré car il constitue une véritable friandise pour ce sparidé. Il en consomme régulièrement dans la nature et il sait repérer ses effluves attractifs de très loin.
Carton de gros marbrés au Ver de sable pour Marc et Vicente !
Ver de chalut Normandie Appâts
Le Ver de chalut est un des appâts préférés du team Normandie Appâts pour sélectionner les plus beaux sparidés. Ce ver a la particularité de posséder un jus iodé ultra puissant qui se diffuse sur de très grandes distances et qui a tendance à attirer les gros spécimens. Un petit morceau de quelques centimètres à peine suffit. Cet appât permettant de nombreuses eschées, il s’avère donc assez économique.
Bibis Normandie Appâts
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Afin de proposer une belle bouchée assez résistante pour cibler les plus gros sparidés, le team Normandie Appât utilise également du Bibi Normandie Appâts. Très résistant grâce à sa peau épaisse, ce ver charnu sélectionne les plus beaux sparidés et il résiste plus longtemps aux attaques du menu fretin (girelles, serrans, etc.) – vous permettant ainsi de pêcher plus longtemps sans avoir à escher de nouveau. Concernant les Bibis les plus gros (mention G comme Gros sur la boîte Normandie Appâts), il est possible de les couper en plusieurs morceaux (2 à 3 selon la taille). L’idéal pour escher un montage avec plusieurs empiles ! Une simple aiguille à vers permet d’enfiler ce morceau de bibi sur l’hameçon plus facilement. L’avantage est bien sûr d’obtenir une plus petite bouchée mais également de libérer beaucoup plus d’effluves attractifs dans l’eau. Ainsi, un Bibi Normandie Appâts coupé en deux devient bien plus dur et résiste encore mieux. C’est même ainsi que Walter Sarret a fait une de ses plus belles daurades royale (2,5 kg). Notez d’ailleurs que ce type de petite bouchée est excellent lorsque les daurades sont difficiles et qu’elles mangent du bout des dents (ex : difficulté à ferrer un poisson malgré de nombreuses touches).
Belle daurade de 2,5 kg prise par Walter Sarret avec une moitié de Bibi.
Récapitulatif des signes distinctifs les plus évidents des sparidés roses pour les identifier simplement et rapidement







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