Courte session daurades à l’Américain avec Marc Puig

Publié le vendredi 19 juin 2026 par Stéphane Charles
  • Sortie Pêche
  • Technique de pêche

 

Marc Puig avec deux daurades pêchées à l’Américain lors d’une courte session

 

Juste avant le tour de garde prévu à son travail, Marc a profité de quelques heures libres pour aller faire une courte session pêche en surfcasting sur une des plages qu’il affectionne. L’objectif était un de ses poissons préférés : la daurade royale.

 

Montage longues distances ultra polyvalent de Marc Puig

 

Le montage fétiche que Marc Puig a utilisé est volontairement simplifié au maximum afin d’avoir un aérodynamisme optimal. Il lui permet donc d’atteindre des distances de lancer maximales – ce qui est idéal sur les plages à faible déclivité qu’il a l’habitude de pêcher. Ce montage est directement réalisé sur son arraché conique sans nœuds (nommé aussi queue de rat) dont le diamètre passe progressivement de 57/100 à 20/100. Avec du 16 à 14/100 en corps de ligne (voire même comme ici du 12/100), cela lui permet d’effectuer des lancers très puissants et donc de déjà gagner en distance.

Ce montage est en fait doté d’un minimum d’éléments et ceux-ci ont été choisis dans les plus petites tailles possibles. Cela lui permet d’avoir un meilleur aérodynamisme avec un minimum de traînée dans l’air – ce qui optimise encore les distances de lancer. Ainsi, l’attache de l’empile est uniquement constituée de deux stop-floats minuscules maintenant un mini rolling encadré de micro-perles pour une rotation multidirectionnelle parfaite. En offrant un coulissement dur, ces stop-floats peuvent donc être déplacés à n’importe quel endroit sur l’arraché tout en offrant une certaine résistance pour un bon auto-ferrage – ce qui rend ce montage ultra polyvalent. Il est également possible d’interchanger facilement et rapidement l’empile afin que sa longueur, son diamètre ainsi que l’hameçon soient parfaitement adaptés aux poissons recherchés et aux conditions rencontrées. Lors de cette session, Marc a ainsi utilisé un traînard de 2 m en fluorocarbone 23/100 avec un hameçon de type « chinu » en taille n°2 pour les Vers Américains et du 4 pour le Ver de Sable.

 

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Pour cibler les daurades royales, Marc a utilisé des Vers Américains. De couleur rosé, son corps contient un sang rouge, d’où son appellation de « ver de sang » (ou bloodworm en Anglais). Cette trace olfactive libérée dans le courant est sentie de loin par la daurade. Ce sang contribue également à décider les poissons difficiles lorsqu’ils « mangent du bout des dents ».  Ce ver a la particularité de posséder au niveau de la tête une trompe expulsable munie de 4 crochets. La taille d’un Ver Américain est approximativement de 6 à 15 cm. Ce ver présente un corps ferme qui offre une bonne tenue à l’hameçon quand il est enfilé à l’aiguille.

 

Regardez comme le scion d’une des cannes de Marc se détend !

 

Marc ciblant les daurades royales, il a disposé ses cannes parfaitement parallèles afin de mieux détecter les moindres touches. Avec les scions qui sont exactement dans la même position et très proches l’un de l’autre, ce parallélisme rend alors la perception des touches beaucoup plus facile. En effet, en se plaçant latéralement, le plus infime décalage d’un scion comparé à la position de l’autre est immédiatement visible par le pêcheur. En fait, ce sont les blank eux-mêmes qui servent de repères l’un par rapport à l’autre. Même les touches les plus subtiles sont ainsi immédiatement repérées.

 

Marc constate que sa bannière se détend toujours plus – indiquant qu’il a une touche à revenir.

 

Cette disposition des cannes dite « à l’espagnole » est très astucieuse car elle permet même de voir également les touches dites « à revenir ». Ce type de touche est occasionné par un poisson qui revient vers la côte avec le montage et qui détend donc la ligne – une spécialité de certains poissons tels que les daurades royales. En positionnant les cannes « à l’espagnole » et en appliquant une tension, le scion bandé se détend lors d’une touche « à revenir » et part vers l’arrière. De même, la soudaine absence de tension dans la ligne lors de ce type de touche fait que sous le poids du moulinet, la canne penchée en arrière tourne sur elle-même. Le moulinet se retrouve donc de l’autre côté et, ce faisant, il agit comme un avertisseur de touche « à revenir » hyper visible ! C’est très ingénieux !

 

Le membre du team Normandie Appâts prend donc sa canne et ferre !

 

En constatant une belle « touche à revenir », Marc résorbe l’excédent de bannière et ferre. C’est pendu ! Le résultat est une première daurade royale de 36 cm. Elle a mordu sur un Ver Américain de petite taille.

 

Marc « travaille » son poisson avec soin pour éviter tous décrochages et l’échoue sur la plage en finesse.

 

Plus tard dans la matinée, c’est cette fois une touche directe et franche sur le scion qui alerte Marc. Juste après le ferrage, il ressent les premiers coups de tête caractéristiques : il s’agit également d’une daurade ! Marc prend tout son temps pour combattre le poisson afin d’éviter une casse de son fin bas de ligne ou bien encore un décrochage. Son frein est parfaitement réglé pour absorber les rushs – ce qui est très important avec les gros spécimens. Après l’avoir bien fatigué, Marc se sert des dernières petites vagues pour échouer le poisson sur le sable de la plage.

 

Deuxième daurade de 40 cm qui vient se rajouter à la première. Une courte sortie réussie !

 

Cette daurade royale est un peu plus grosse que la première puisqu’elle fait 40 cm. Elle aussi a mordu sur un petit Ver Américain. Marc avait esché du Ver de Sable sur sa première canne mais il n’a eu aucune touche. Ce ver lui avait pourtant rapporté plusieurs poissons lors de sa sortie précédente. C’est bien la preuve que les daurades peuvent se focaliser sur un appât un jour et lui en préférer un autre le lendemain. D’où l’utilité de toujours proposer plusieurs appâts pour correspondre à l’humeur changeante de ces sparidés ! En quelques heures avant son travail, Marc a fait 2 daurades royales correctes dépassant amplement la taille réglementaire. Comme quoi, même de courtes sessions peuvent permettre de s’amuser tout en s’évadant !

 

La plus petite daurade de Marc mesure 36 cm, - c’est-à-dire bien au-dessus de la maille officielle.

Réglementation concernant la daurade royale :

Selon l’arrêté du 29 janvier 2013, la taille minimale de capture de la daurade royale (Sparus aurata) est de 23 cm en Mer du nord, Manche, Atlantique et Méditerranée. Toute prise de taille inférieure devra être relâchée dans les meilleures conditions possibles. https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/LEGIARTI000041553508/2026-01-20

De même, selon l’arrêté du 30 décembre 2021 modifiant l’arrêté du 17 mai 2011, chaque prise devra « faire l’objet d’un marquage. Ce marquage consiste en l’ablation de la partie inférieure de la nageoire caudale. »
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000044807107?fbclid=IwAR1ntbi3fknwMKZfWzElNBRgKAOxbUcOKBWts0TV6FBnu6vxWptIiVaYYyU