Pêche facile du mulet en surfcasting avec Walter Sarret

Publié le vendredi 20 juillet 2018 par Charles Stéphane
  • Technique de pêche

Appâts associés à cet article:

 

Walter avec un mulet dorin pris en surfcasting

 

Walter souhaitant nous montrer étape par étape qu’il est très facile de pêcher les mulets en surfcasting, nous nous sommes donné rendez-vous sur une plage située dans un étang salin bien connu pour sa très forte population de mulets : l’étang de Berre.

 

A peine arrivé, Walter commence par monter son trépied

 

Walter a apporté tout le matériel dont il se sert en compétition. Habitué aux tournois de surfcasting, il est très méthodique et chaque élément est soigneusement rangé. Chaque accessoire est à sa place et ses différentes boîtes dénotent d’une grande organisation. Il est en effet important de savoir exactement où le moindre objet se trouve et d’avoir tout le nécessaire à sa disposition afin de gagner du temps en compétition. La pêche du mulet étant très facile, il nous explique durant son installation que cette technique est néanmoins accessible à tous et qu’elle ne nécessite pas de matériel onéreux :

 

« J’utilise du matériel haut de gamme mais la pêche du mulet peut très bien être pratiquée avec une simple canne de surfcasting light premier prix. En effet, il n’est pas utile de faire des lancers à de très grandes distances et une canne dont le scion est assez sensible pour percevoir les touches parfois fines de ce poisson sera suffisante. C’est une technique très simple à mettre en pratique et même des débutants peuvent rapidement faire leurs premiers mulets avec un montage tel que celui que j’utilise ! »

 

Walter transportant une grande quantité de matériel, il utilise un chariot spécifique dont les larges roues gonflables sont conçues pour rouler facilement sur le sable même avec de lourdes charges. Ses cannes sont disposées dans un fourreau à compartiments multiples dont les parois matelassées évitent que les brins s’entrechoquent – ce qui pourrait les fragiliser. Ce fourreau disposant de bretelles est particulièrement pratique car il peut ainsi être transporté sur les épaules comme un sac à dos, laissant ainsi les mains libres pour le chariot. Il est même possible d’y transporter dans une poche spécifique un trépied ou encore des piques. A peine arrivé, il commence ainsi par monter son trépied surfcasting en aluminium. Chaque étape de son installation suit le même ordre. Monté en premier, le trépied lui servira ainsi de support pour les cannes dont il s’occupera juste après.

 

Le chariot à larges roues gonflables possède un emplacement pour la tablette à appâts

 

Une fois le trépied monté et positionné au bord de l’eau, Walter dispose son bac à appâts sur un emplacement dédié de son chariot. Ce dernier permettra d’avoir son aiguille à ver et ses appâts facilement accessibles sans avoir à se baisser. Un gain de temps et un confort qui sont très appréciables en action de pêche !

 

Les moulinets surfcasting sont soigneusement rangés dans une housse protectrice

 

Il ouvre sa large boîte contenant ses précieux moulinets qui sont conservés dans une housse protectrice. Afin d’éviter que le fil ne foisonne, Walter utilise un simple élastique fixé sur l’agrafe rapide de son arraché. Ce simple accessoire évite également de coincer le fil dans le pince-fil de la bobine, - ce qui pourrait le fragiliser.

 

Les moulinets sont rapidement fixés sur les cannes

Chaque canne est montée avec soin

 

Les moulinets sont rapidement montés sur les cannes et le fil est précautionneusement passé dans les anneaux.

 

Un simple élastique permet de maintenir en place le fil

 

L’élastique toujours fixé à l’agrafe rapide est rapidement fixé en tension à la manivelle du moulinet. Une astuce simple qui sert à maintenir en place le fil et évite d’avoir à rechercher l’agrafe quand on souhaite fixer le montage. Un gain de temps indispensable en compétition mais qui peut également servir à tous les pêcheurs. Une astuce vraiment maline et…qui ne coûte rien !

 

Walter en train de choisir son montage spécial mulets

 

Dans son grand bac, Walter possède une petite valise à la façade transparente spécifiquement conçue pour accueillir des plioirs ronds. Cette mallette maintient parfaitement en place ces petites bobines.

 

 

Monté sur un plioir rond, le montage se défait facilement sans emmêlements

 

Ces plioirs sont destinés à accueillir des montages prêts à l’emploi afin de gagner du temps. Il est ainsi possible d’avoir différents bas de ligne ou de disposer de montages identiques mais dans différents diamètres afin de pouvoir s’adapter à toutes les conditions. La forme ronde des plioirs assure que les montages ne prennent pas de plis comme avec un plioir rectangulaire. La mousse EVA haute densité de ces plioirs permet de planter les hameçons des empiles ou des traînards – évitant ainsi d’accrocher les autres montages ou de se blesser. Une petite épingle est même prévue pour boquer le bas de ligne sur cette bobine. En l’enlevant, il suffit de tirer sur une des extrémités pour défaire rapidement le bas de ligne sans que les empiles ne soient emmêlées. La structure en mousse EVA permet même d’écrire un descriptif du montage avec les différents diamètres.

 

Mallette avec plioirs ronds Sunset

Mallette avec plioirs ronds Tortue

Mallette avec plioirs ronds Flashmer (avec épingles bloque-fil)

 

Très pratique, ce type de mallette avec ses plioirs est vendu dans le commerce à des prix très abordables. Un accessoire économique et ultra pratique dont il serait dommage de se passer !

 

Walter présentant son montage fétiche pour le mulet

 

Montage 3 empiles hautes spécial mulets de Walter Sarret

 

Détail de l’empile avec les perles

 

Le bas de ligne défait est relié au plomb grâce à l’agrafe rapide. Il s’agit d’un montage spécifiquement conçu par Walter pour cibler les mulets. Ces poissons naviguant en pleine eau ou à proximité de la surface, les empiles hautes dotées de perles flottantes aux couleurs attractives proposeront les appâts au même niveau où ils évoluent. Les perles dorées et phosphorescentes qui s’entrechoquent contribuent également à attirer les mulets.

 

Astuce de Walter Sarret :

J’utilise des perles LIL CORKY 10 mm ultra flottantes qui ont la particularité d’être très nacrées et d’être visibles par les poissons à de grandes distances. Contrairement aux autres compétiteurs, je ne les bloque pas et les laisse libres sur l’empile. Etant donné que je rajoute un ensemble perle dorée / perle phosphorescente de chaque coté, le courant et les vagues font s’entrechoquer les perles. J’ai remarqué qu’en plus des couleurs, ces vibrations ont tendance à attirer encore plus cette espèce.

 

Walter attache le montage à son arraché en prenant soin de bien écarter les empiles du bas de ligne.

 

Walter dispose d’une glacière lui permettant de conserver ses appâts au frais

La demi-dure est certainement le meilleur appât pour le mulet !

 

Pour cibler spécifiquement le mulet, tous les compétiteurs s’accordent sur le fait que la demi-dure est certainement le meilleur appât pour cette espèce. Grace à sa tablette fixée au chariot, Walter peut aisément disposer les appâts sur son aiguille à vers. Celle-ci est fine afin de ne pas endommager le ver. Elle est également très longue afin de pouvoir enfiler de nombreuses demi-dures à la suite, ce qui permettra de placer ces appâts sur toutes ses empiles en une seule fois sans avoir à revenir s’approvisionner à nouveau. Encore une astuce de compétiteur pour gagner du temps qui peut être utile à tous les pêcheurs !

 

Demi-dure Normandie Appâts

 

Walter dispose les demi-dures sur ses empiles grâce à son aiguille à vers

Il prend soin de bien remonter le ver sur le fil pour un maximum d’efficacité

 

Walter prend soin de bien disposer les demi-dures sur les hameçons de chaque empile. Il applique suffisamment de tension dans l’aiguille à vers pour que l’hameçon reste bien dans sa cavité lors du transfert. Il remonte délicatement le ver sur le fil afin que l’hameçon fin de fer n°8 soit bien recouvert.

 

La présentation est parfaite et supportera les lancers les plus appuyés !

 

La quantité doit être suffisante pour intéresser un beau mulet et supporter un certain temps les attaques des petits poissons indésirables. Néanmoins, son poids ne doit pas dépasser le seuil de flottabilité de la perle pour rester en surface. Comme vous le constatez, Walter vient d’escher sa deuxième empile et il lui reste suffisamment de ver sur l’aiguille pour escher la troisième et dernière empile.

 

Walter lance son montage à mi-distance car la mer est calme

 

Pour le premier lancer, Walter place son montage à mi-distance. La mer est lisse comme un lac et les eaux sont cristallines. Dès son arrivée, il a constaté qu’il ne voyait aucun poisson à proximité de la rive. C’est souvent le cas lorsque la mer est calme. A l’inverse, lorsqu’il y a des vagues, les mulets se trouvent bien souvent dans les premiers rouleaux. En effet, les courants brassent alors les particules en suspension dont ces poissons se nourrissent. Walter essaie donc à une distance intermédiaire de 30/40 m.

 

Ramenez le montage de quelques mètres de temps en temps. Durant cette étape, restez attentif à la touche en surveillant votre scion !

 

Au bout de plusieurs minutes sans touche, Walter ramène doucement de quelques mètres son montage. Le mouvement des appâts peut en effet décider des poissons peu actifs à mordre pus franchement et il couvre ainsi plus de terrain. Walter reste très attentif car, de peur que les vers ne leur échappent, les mulets peuvent mordre lors de cette étape. Il répétera à plusieurs reprises ces « tirettes » mais le poisson ne semble pas présent à cette distance de la rive.

 

Walter récupère ses montages au bout d’une dizaine de minutes

 

En absence de touches, Walter récupère chacune de ses lignes. Il peut ainsi vérifier que les appâts sont toujours intacts et qu’ils n’ont pas été dévorés par des petits poissons indésirables. Il évite ainsi de « pêcher à blanc » pour rien. Cette précaution lui est utile puisqu’il constate que plusieurs empiles ont été grignotées et certaines n’ont même plus d’appâts.

 

Walter enfile des demi-dures sur son aiguille…

…et les place avec soin sur ses hameçons

 

Cette pêche étant juste pour le loisir, Walter prend le temps de renfiler des demi-dures sur son aiguille et d’escher à nouveau ses montages. En compétition, il aurait déjà esché d’autres bas de ligne en attente de la touche afin de gagner du temps et n’aurait eu qu’à interchanger ses montages facilement grâce à l’agrafe rapide.

 

Walter relance ses cannes à des distances plus importantes

 

L’absence de touches à mi-distances incite Walter à tenter de pêcher plus loin. Il effectue donc des lancers un peu plus appuyés pour disposer ses montages à des distances plus importantes qu’auparavant.

 

Canne en main, Walter attend le bon moment pour ferrer

 

Sa stratégie s’avère payante puisqu’en quelques minutes à peine, le scion commence à trembler. Walter se saisit de la canne afin de relâcher la tension du fil et de sentir le moment opportun où il devra ferrer.

 

Walter effectue un ferrage doux pour éviter la casse

 

Sur une succession de touches plus marquées, il effectue juste une prise de contact en levant la canne. Ce ferrage est délicat car ses empiles sont en 18/100. Le poisson est bien au bout de la ligne : pendu !

 

Walter avec un beau mulet dorin

 

En début du combat, Walter jauge la puissance de son adversaire. En effet, les mulets peuvent atteindre plusieurs kilos et, avec des diamètres aussi fins, les casses sont toujours possibles. Celui-ci étant de taille moyenne, le combat est rapidement mené et Walter l’échoue facilement. Il s’agit d’un mulet dorin d’une trentaine de centimètres.

 

Walter relance dans la zone où il a eu ses premières touches

 

En sachant désormais à quelle distance se trouvent les mulets, Walter relance ses cannes avec précision. Cette espèce vivant en bancs parfois très denses, il est en effet conseillé de placer ses montages dans la zone où on a touché son premier mulet. En appliquant cette stratégie, il est ainsi possible de multiplier rapidement les prises.

 

Mulet dorin : le saviez-vous ?

Le mulet dorin est aisément reconnaissable par la tâche jaune dorée située sur son ouïe. Bien que peu de pêcheurs le sachent, c’est un poisson particulièrement savoureux qui est très apprécié par les gourmets. Certains amateurs le préfèrent même au bar ! En sachant qu’il s’agit d’une espèce très abondante sur nos côtes et qu’il est vraiment facile à pêcher, voici de bonnes raisons qui font que ce poisson mériterait d’être beaucoup plus recherché en surfcasting !

 

Retrouvez ici une vidéo avec Walter Sarret vous montrant à quel point la pêche du mulet est simple à mettre en pratique :